RENAISSANCE DU CONGO (12.D.G.P.D)

RENAISSANCE DU CONGO  (12.D.G.P.D)

Nous ne devons plus permettre cela!!

  «l'apartheid tel un serpent a muée,et les dirigeants blancs se sont transformés en dictateurs Africains» de Parfait Bondoumbou.


PARTIE I : LES HORREURS PLANIFIEES


Il est dix heures du matin ce vendredi 18/12/98 à Brazzaville. Plus de 200.000 habitants vivent dans les quartiers Sud, Bacongo et Makélékélé. Peut-être 300.000 avec les réfugiés. Ils sont anxieux. Dans une ville ou la guerre des milices cherche à accentuer les clivages ethniques, ils se retrouvent très majoritairement entre Laris issus de la région sud-est du pays – le Pool, adossé au fleuve Congo. Ils sont ballottés depuis plusieurs jours entre rumeurs contradictoires. Les unes annoncent l'entrée en force des miliciens du Pool, les autres signalent chez les milices gouvernementales Cobras et leurs alliés étrangers les préparatifs d'une expédition punitive. Or, ce matin là; les coups de feu se multiplient alentour.


En 1997 déjà, le président dictateur est soutenu par des forces étrangères : contingents Angolais et Tchadiens – des résidus de l'armée de Mobutu – des militaires et miliciens Rwandais coauteur du génocide – des mercenaires d'une dizaine de pays appuyés par une intense bien-bienveillance Française.


NETTOYAGE DES QUARTIERS SUD DE BRAZZAVILLE


Ce 18/12/98 les coups de feu sont de plus en plus proches et répétitifs, un rescapé raconte :

«trente minutes après, le grand marché de Total est pris de panique; il se vide. Déjà, des gamins en civil avec l'air de maquisards apparaissent. Les populations sont circonspectes à leur égard. Mélange de méfiance et d'assurance. Ils sont malgré tout applaudis par d'autres enfants très nombreux dans la rue».


11h30, les fameux ninjas ont envahi sans problème tout Bacongo, 12h30 ils demandent à la population nombreuse dans les rues de libérer le terrain en regagnant les maisons. Ils tirent de plus en plus; ce qui apeure la population qui se doute bien de quelque chose. Les tirs s'intensifient vers 13h. Des coups de canon retentissent; mais déjà à partir des maisons ou les populations se sont terrées, on peu entendre des éclats de rire venant de la rue et le bruit de véhicule.

A 16h, on demande à la population de libérer le quartier, les militaires menacent carrément les hommes, sur qui ils pointent leurs armes. Dans l'église Notre-Dame du Rosaire ou se trouve une foule immense, les militaires de la force publique, avec parmi eux quelques personnes du type Européen, font irruption et menacent d'abattre quelques personnes. Les personnes de type Européen le leur interdisent «Ne faites pas ça ici».


Les populations qui quittent Bacongo et Makélékélé sont triées et séparées (dans quel but inavoué) au niveau des barrages de contrôle, au niveau du camp militaire de la milice et du centre culturel Français. Les militaires pointent au hasard un jeune, et l'abattent sur le champ.

Des populations de Mantsimou (un des quartiers sud de Brazzaville) se plaignent des pillages par les soldats Angolais : ils pillent, violent et brûlent les maisons.

C'est à partir du dimanche 20/12/ que commencent les exécutions sommaires.


Dès lors, c'est l'horreur – que résume un rapport conjoint de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et de l'observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH).


«Les éléments de la force gouvernementales se sont mis à abattre tout homme valide, en âge et susceptible de manier une arme de guerre. Un ratissage systématique avait été officiellement ordonné et annoncé par les autorités gouvernementales. L'opération s'est révélée être un massacre à grande échelle; délibéré et méthodique des civils non armés de ces quartiers soupçonnés de sympathie à l'égard des ninjas.»

Aux points de contrôle (désigné au Congo par le terme de bouchon), beaucoup d'adolescents et de femmes adultes, qui n'avaient pas d'argent pour calmer les Cobras surexcités; ont été soustraites du groupe pour y être violer.

Des jeunes filles ont été violé devant leur père et mères – des femmes devant violées devant leurs époux à l'immeuble de l'UAPT – et dans le voisinage de la Mairie de Bacongo ainsi qu'à l'intérieur de leur domiciles.


C'est à bord de véhicules récemment livrés par la France que les troupes en milices du camp présidentiel ont déferlé sur Bacongo et Makélékélé, deux zones aussi peuplée que Bordeaux. Les troupes gouvernementales ont fait un tri à la sortie des villes avec, un double objectif : un pillage exhaustif et l'élimination de tous les Ninjas virtuels ou potentiels; les hommes et les adolescents. S'y rajoutent les viols – mutilations et massacres en témoigne un témoin :

«j'ai vu des gens s'enfouir avec un matelas mousse auxquels les militaires ont mis le feu pour les transformer en torche vivantes»

Parmi, les habitants du quartier M'Pissa beaucoup sont poussées dans le fleuve Congo, qui emporte leurs corps.


Le bilan des massacres de décembre 98 à Brazzaville est controversé, la cimade faisant état de 25.000morts; l'opposition qui a avancé des chiffres plus élevés signale qu'une pelle mécanique a été utilisée sans arrêt durant près de 7 semaines pour enfouir les cadavres et que; jusqu'au31/01/99 les quartiers de Bacongo et de Mak ont été interdit à la Croix rouge internationale. Arrivés en France, des réfugiés déclarent avoir vu des camions chargés de cadavres circuler par la rue Trois-Francs à Brazzaville; pour aller les jeter dans le bras du fleuve.


Un haut diplomate qui se trouvait à Brazzaville, confirme que «les cobras ont tué tous qui n'avaient pas encore, quitté les quartiers : femmes – enfants -et vieillards compris. Puis ils ont pillé – brulé -les maisons ainsi que les corps des victimes.». Ce diplomate ajoute : «Si les force gouvernementales tuent toute personnes venant d'un certain peuple, le terme de génocide doit être appliqué».


La FIACAT (fédération internationale de l'action des chrétiens pour l'abolition de la torture), évoque la violence déclenchée contre les Lari, témoigne le missionnaire Eugène Jubault «il y'a une volonté manifeste de supprimer les Laris ajoute son confrère Pierre Loubier».


Avec l'aide des alliés Angolais, ils n'ont quand même pas oublié de protéger pointe-noire la place forte du pétrole. Paris a continué à observer de loin le vaste nettoyage ethnique, en tentant de le minimiser pour éviter que l'opinion ne s'émeuve et ne pousse à faire quelque chose. L'administration Américaine a fait même durant le génocide Rwandais de 94, elle s'est attachée à esquiver le mot génocide pour n'être pas contrainte d'intervenir.


Pourtant aux barrières tenues par les cobras, on demandait les cartes d'identité : ce qui décidait la liquidation des hommes c'était leur patronyme, typique de leur origine régionale ou ethnique.


«Faits remarquables pour qui à vécu l'existence des milices à Brazzaville : les miliciens s'identifiaient par leur façon de rythmer les tirs. C'est cela qui a trahi les fameux ninjas qui n'étaient que des agents de la force publique déguisée, car le rythme de leurs tirs est bien celui des Cobras.»


Des individus de race blanche indique des témoins; ont participé au massacre des populations aux côtés de la force publique. Ils étaient avec d'autres militaires en camions sortant directement de l'enceinte de l'ambassade de France à Brazzaville. Annie et Albert Siassia, habitants des quartiers sud confirment la présence de mercenaires blancs dans les opérations de nettoyage aux côtés des soldats Angolais – Tchadiens et des miliciens Cobras. La présence de mercenaires Français au Congo-Brazzaville est par ailleurs avérée. Quand au couple Siassia de nationalité Française ont eu toutes les peines du monde à obtenir refuge à l'ambassade de France; dans un premier temps; les militaires de garde recevant l'ordre de les refouler.


Réaction de Mr Parfait Bondoumbou, analyste de la politique Congolaise et France-Africaine.


Ceci mes chers compatriotes, ceci n'est que le début d'une longue série de révélations; par devoir de mémoire mais aussi par souci d'information pour prévenir les uns et les autres de la dangerosité d'un système France-Africain qui est à lui seul responsable; du sous-développement de l'Afrique centrale. Tous les génocidaire Ninjas – Cobras - les milices angolaise et tchadiennes aux quels s'ajoutent les mercenaires de Bob Denard (venus d'Europe de l'Est) ainsi que les vrai-faux mercenaires (vrais militaires Français) n'ont à aucun moment été inquiété ni de près ni de loin par leurs agissements. Sassou et sa Vermine ne seront pas éternels au pouvoir, nous devons y veiller mes ami(e)s.

Que chacun s'informe – s'imprègne et en face l'écho afin que nous soyons nombreux à condamner ce système mafieux et faire reconnaitre ce génocide pour que notre continent ne soit plus jamais le domaine réservé du pré carré Français. AMEN.

le CONGO d'abord et le reste du Monde après

EXTRAIT DU LIVRE : NOIR SILENCE PAR FRANCOIS XAVIER FERCHAVE



14/01/2010
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