RENAISSANCE DU CONGO (12.D.G.P.D)

RENAISSANCE DU CONGO  (12.D.G.P.D)

Sarkozy au chevet de Sassou Nguesso

La France s’engage à soutenir le désendettement de la République du Congo

Le Président français, Nicolas sarkozy a pris l'engagement d'appuyer le désendettement du Congo et soutenir la relance des infrastructures dans le pays. Le Chef de l’Etat français s’est exprimé le 26 mars à Brazzaville devant le Parlement réuni en Congrès, à la faveur de sa visite en République du Congo

Avant de prononcer son discours, M. Sarkozy a demandé à l’assistance d’observer une minute de silence en mémoire de Mme Edith Lucie Bongo Ondimba, fille aînée du Président Denis Sassou Nguesso et épouse du Président de la République gabonaise, décédée le 14 mars dernier à Rabat (Maroc).

La France a signé en décembre dernier à Paris, un accord pour l’annulation de près de 400 millions d’euros, soit 260 milliards de francs CFA de la dette congolaise. «La France aidera le pays à effacer sa dette notamment au niveau du Club de Paris ; elle s’engage aussi à soutenir la relance des infrastructures au Congo. La France tiendra des engagements qu’elle a pris, relatifs à l’aide publique au développement, au financement du développement», a affirmé M. Sarkozy.

Sur l'élection présidentielle prévue en juillet au Congo, le Chef de l'Etat français a indiqué que la France n'avait pas à soutenir un candidat.

«Les Congolais mettent ainsi ma visite à Brazzaville sur le compte des échéances électorales congolaises de juillet et sur lesquelles je voudrais peser, comme si je n’en avait pas assez de mes propres affaires françaises. La France n’a pas à prendre partie dans une élection, qu’elle soit provinciale, législative ou présidentielle. La France dans aucun pays ne soutient aucun candidat et la France travaillera main dans la main avec le Président que les Congolais se choisiront. Que cela soit clair : la France ne soutient aucun candidat ! Elle n’a pas à le faire. Et je ne suis pas venu pour cela», a-t-il précisé.

 

D’après M. Sarkozy, le Congo qui est signataire de la charte africaine de la démocratie de 2007, s’était engagé à promouvoir la tenue régulière d’élections transparentes, libres et justes afin d’institutionnaliser une autorité et un Gouvernement légitimes. Cet engagement appelle également au pays de mettre en place des organes électoraux impartiaux.

Il s'est dit favorable à la "rénovation" de la relation franco-africaine, débarrassée des "pesanteurs du passé" et des "soupçons", estimant qu’il était temps de refonder une relation privilégiée, en assumant dans la clarté les intérêts poursuivis par les uns et les autres.

«Nous devons définir ensemble les termes d'une proximité et d'une familiarité renouvelées. Il faut nous débarrasser des pesanteurs du passé qui alimentent trop souvent méfiances et soupçons et d'une relation trop souvent caricaturée comme opaque et affairiste», a fait savoir M. Sarkozy.

Au sujet de la place de l'Afrique dans le monde, il a dit : «La France, l’Europe, l’Afrique ont enfin un intérêt commun, celui de peser ensemble sur les règles de la mondialisation pour les infléchir vers plus d’équité et favoriser l’émergence d’un ordre mondial juste et donc stable (...). Je garde à l’esprit la position claire et forte du Président Sassou Nguesso sur la crise financière et le G20, sur l’injustice que ressentent de nombreux Africains face à une crise qu’ils n’ont pas provoquée, qui les affecte pleinement et au règlement de laquelle ils n’ont pas le sentiment d’être assez associés. De ce fait, la crise économique n’épargne pas l’Afrique».

 

Le Président de la République française s'est engagé à plaider au sein du G20 en faveur de l’accès au crédit pour soutenir le développement du continent africain ; demander aux institutions financières des outils nouveaux de soutien rapide des finances publiques, du secteur privé africain et de promotion des projets d’infrastructures en cours. Il a en outre exprimé sa détermination quant à soutenir l’accroissement des ressources du Fonds monétaire international (FMI) profitant à l’Afrique.

La France, a-t-il poursuivi, épaule la présence d’un membre permanent africain au Conseil de sécurité des Nations Unies ; elle demande la transformation du G8 au G14, afin qu’au moins un membre africain y soit représenté. «Il me semble déraisonnable d’envisager des grandes questions du monde, sans demander à l’Afrique d’y prendre la parole», a appuyé M. Sarkozy.

Le Congo fait partie des pays ayant en partage les forêts du Bassin du Congo, deuxième poumon vert planétaire après l'Amazonie. Le Président français a informé que depuis quelques années, son pays a consenti 150 millions d'euros en faveur de la préservation du Bassin du Congo.

«Des trois grands Bassins forestiers du monde, c’est celui du Congo qui a le mieux préservé sa forêt. La France reconnaît le caractère exemplaire de votre action et la place de votre forêt dans la bataille pour l’avenir de notre planète. Dans les négociations sur le climat, on évoque beaucoup la déforestation mais pas assez la lutte contre la dégradation des forêts. Rémunérer les pays qui cessent la déforestation ne suffira pas. Ce serait également injuste pour les pays qui, comme le Congo, ne pratiquent pas la déforestation», a-t-il souligné.

 

Jeudi 26 Mars 2009

 



01/04/2009
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