RENAISSANCE DU CONGO

RENAISSANCE DU CONGO

NEPOSTISME, GANGRENE de la Démocratie Congolaise

Publié le 22.05.2012

 

 

Népotisme, Gangrène de la démocratie Congolaise

 

 

Commençons par définir le népotisme, le népotisme désigne une pratique qui, pour un responsable (élu, haut fonctionnaire, notable, dirigeant d'entreprise publique...), consiste à distribuer des honneurs, des avantages, des passes droit ou des emplois à des membres de sa famille, à des amis ou à des proches, plutôt qu'aux personnes qui y ont droit, ou qui le mérite ou encore, qui sont les plus compétentes (promotion, attribution de postes), Le cas Chritel Sassou avec la SNPC et la Coltrade en est un exemple flagrant.

 

D'autres pays d'Afrique ont aussi recours à cette pratique et ne s'en cachent ni s'en offusquent pas, le cas Ali Bongo, fils de Omar Bongo, le cas Faure Eyadema, fils de Étienne Eyadéma Gnassingbé, le cas Joseph Kabila, fils de Laurent désiré Kabila, pour ne citer que ceux là.

Si les peuples de ces pays ont, par peur ou par abandon, laisser faire, j'espère que le peuple Congolais, à l'image du peuple Sénégalais se dressera comme un seul homme quand cela arrivera, car, ne nous voilons pas la face chers compatriotes, cela arrivera.

 

Ce qui parait naturel, normal, légitime, logique, pour une petite entreprise familiale, que de transférer la gestion de celle ci à un fils, une fille, une nièce, un oncle ou tout autre membre de sa famille, est, et ce n'est pas un euphémisme, inique dans le cadre de structures étatiques et publiques.

Le népotisme favorise en outre le Clientélisme, la corruption, les abus de pouvoir, les délits d'initiés, les pratiques mafieuses, ingrédients essentiels à la mise en place et la pérennisation d'un système oligarchique, système oligarchique qui est complètement en opposition avec toutes logiques démocratiques. On peut, d'ores et déjà, au vu de ces éléments, conclure que le Congo, contrairement à l'image que ses politiques s'efforcent de donner sur la scène internationale et au travers de leurs interventions médiatiques, n'est pas une démocratie.

 

Certes, notre pays est encore tout jeune et sa vie démocratique n'est qu'à ces début, d'aucun nous diront que la France, ou les Etats unis ne se sont pas fait en un jour et que leur histoire est marquée par plusieurs échecs.

Sommes-nous pour autant obliger de refaire les mêmes erreurs pour donner à notre pays un système démocratique digne de ce nom?

Devons nous remettre sempiternellement nos mains au feu pour vérifier les théories de nos anciens?

Nous sommes un peuple instruit et lucide pour répondre NON!!!

 

Que constatons nous, toutes, oui, toutes les hautes sphères politiques, la fonction publique et les grandes entreprises publiques Congolaises sont infectées par le virus du népotisme, créant un sentiment d'injustice et de partialité fondé, au sein de la classe moyenne et de la classe populaire Congolaise, ce sentiment d'injustice est à l'origine des dérives sectaires vengeresses constatées en 1993 et 1997.

 

Si nous laissons pérenniser ce système DEMON CRATIQUE qui fait la part belle au népotisme et au clientélisme, cela reviendrais à jeter aux ronces tout le processus démocratique initié en février 1991 par la conférence nationale et à réduire à néant la mémoire des nombreuses victimes des deux grandes guerres civiles.

Le népotisme est un abus d'influence et d'autorité qui génère des injustices en écartant "ceux qui ne sont pas de la famille".

 

Comment le combattre?

Redéfinir les priorités populaires, en écartant des sphères décisionnaires tous les non méritants et ce n'est pas faire preuve d'angélisme que de le dire, nous en sommes capable. Le principal mal qui ronge notre démocratie, c'est justement cette caste, qui depuis l'indépendance se relaie le témoin des pouvoirs de la république, reléguant au rôle de faire valoir, le reste de la population considéré comme non initié.

Oui le vent de la démocratie est passé par là, La conférence nationale, le multipartisme, le lavement des mains, les élections "LIBRES", une nouvelle constitution..., nos ainées ont quasiment tout traité, sauf le problème.

 

En effet, remettre en cause l'ensemble du système sans révoquer la classe politique à l'origine de sa décadence, c'est comme changer les couches d'un enfant, tant que celui ci ne sera pas propre, ce qu'il fera dans ces couches ne sera toujours que de la merde.

 

Plusieurs exemples de dérives, de corruption, d'abus liés au népotisme ont été constaté sans qu'aucune sanction n'ait été prise, pour la simple et bonne raison qu'il est difficile de punir publiquement un proche, car le discrédit portée à sur personne rejaillit forcement sur soi.

Devenir homme d'état, ce n'est pas renier sa famille, c'est la mettre au même niveau de considération que les familles qui nous ont donné mandat et qu'on est censé représenter.

 

L'ONG Global Witness à publié en 2007 sur son site internet, des résultats d'enquête sur des détournements à l'échelle nationale orchestrés par le Clan Sassou, détournement qui sont justement une des conséquences du népotisme, en voici un extrait publié sur le site français Liberation.fr

 

Liberation.fr 19 juillet 2007 à 08:51

 

Une ONG publie sur Internet les dépenses de Christel Sassou-Nguesso réglées grâce à un compte offshore.

Par LECADRE RENAUD


La famille Sassou-Nguesso n'aime pas ce genre de publicité. L'ONG Global Witness, qui milite contre la corruption, a récemment publié sur son site Internet une série de documents bancaires retraçant les dépenses personnelles de Christel Sassou-Nguesso, le fils du président du Congo.

 

Des dépenses somptuaires effectuées à Paris ou Marbella, et réglée grâce à un compte offshore, bénéficiaire indirect de recettes pétrolières de l'Etat congolais. Parmi ses fournisseurs habituels : Louis Vuitton, Dior, Chanel. Un tribunal londonien a débouté Sassou-Nguesso fils de sa requête visant à censurer le site (1). Global Witness a récupéré ces documents à l'occasion des nombreuses procédures judiciaires (à Londres, New York ou Hongkong) opposant l'Etat congolais et des «fonds vautours», structures financières souvent basées dans des paradis fiscaux, spécialisées dans le rachat à bas prix de la dette publique déficit public de pays surendettés du tiers-monde.


Cargaisons. Au Congo-Brazzaville, le fonds Kensington (îles Caïmans), après avoir racheté pour 10 millions de dollars une créance dont la valeur était à l'origine de 80 millions, exige le remboursement de 300 millions de dollars (compte tenu des intérêts de retard). La tâche des créanciers privés se résume à rémunérer des cabinets d'avocats en vue de saisir des cargaisons pétrolières ou le moindre avoir bancaire.


Pour échapper à ses créanciers, l'Etat congolais a mis en place une invraisemblable usine à gaz, sa compagnie pétrolière (SNPC) passant contrat avec des intermédiaires tropicaux dans la plus parfaite opacité, avec le soutien logistique de BNP Paribas. Denis Sassou-Nguesso se justifie : «Nous continuerons de nous opposer à cette forme de pillage, de gangstérisme. Nous n'avons pas caché de l'argent, nous avons plutôt protégé les ressources du Congo pour qu'elles lui reviennent.» Audacieuse posture, compte tenu de l'évaporation proverbiale en Afrique.

 

Coquille. La dernière procédure initiée à Hongkong par Kensington, outre qu'elle oblige le Congo à brader son pétrole en deçà des cours mondiaux, a mis au jour un système de dérivation au profit de son fils, Christel. Président de la Cotrade, filiale de la SNPC chargée de commercialiser son pétrole, il est l'ayant droit personnel d'une coquille offshore, Long Beach Ltd. Basée à Hongkong et gérée par une fiduciaire d'Anguilla, elle bénéficie d'un «contrat de consulting» passé en 2004 avec une autre structure créée par la SNPC, Sphynx Bermuda.

Bref, le pétrole congolais alimente les dépenses personnelles de Christel Sassou-Nguesso, payées en carte Gold. CQFD. Et ce qu'il ne fallait surtout pas mettre en ligne.

 

PAR MARCUS KISSA

 

 

 

 

LE CONGO D ABORD ET LE RESTE DU MONDE APRES


 

 

 


 



22/05/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi