RENAISSANCE DU CONGO

RENAISSANCE DU CONGO

Actualité politique


LA JEUNESSE CONGOLAISE Y VEILLERA

publié le 12.10.2012

 

Par PARFAIT BOND

Juriste d'affaire et fiscaliste

Concepteur de Renaissanceducongo.

Analyste de la politique Congolaise


 

 

LE PELERINAGE VERS LA MAGISTRATURE SUPREME DE DENIS CHRISTEL SASSOU S ARRETERA A OYO


 

 

 

 

 

 

 Part 1    Part 2

 

 Part 3    Part 4

 

  Part 5    Part 6 et Fin

 

 


12/10/2012
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LE PASSAGE DE TEMOIN en POLITIQUE est une EVIDENCE

PUBLIE LE 17.08.2012

 

 

 

LA VIEILLE CLASSE POLITIQUE EN TERME DE SOLUTION DEVRA PASSER LE TEMOIN AUX JEUNES RESPONSABLES POLITIQUES : ELLE Y SERA CONTRAINTE

 

NOUS NE NOUS TERRONS PAS!!!!

 

 

                                         

 

 

 

La Politique que je considère comme l’exercice du pouvoir par d’autres contres pouvoirs, a de tout temps été la chasse gardée, le terrain de Jeux favoris d’une classe de personnes d’une moyenne d’âge de 60ANS.

 

 

Ces  50 - 60 - 70ANS pour qui, la politique est la cour des grands, une arène exclusive et fermé à la Jeunesse Congolaise, le haut lieu des sages puisque de leurs propres aveux la Sagesse est une noble qualité que ne possède pas les trentenaires, dont ils disent

« qu’ils sont trop jeunes pour comprendre les rouages de la politiques » ; et à qui en parallèle on demande pourtant de faire preuve de courage, de battre le pavé pour faire valoir leurs DROITS.


Ces 50 – 60 - 70ANS dont la plupart ont été acteur de la Conférence Nationale souveraine de 1991, mais qui 52ANS plus tard, ont conservé le même projet, à savoir pas grande chose car à les entendre, les fondations sous lesquelles reposent leur idéaux s’appelle NOSTALIGIE. Ces ainées rêvent d’un second rendez vous de l’histoire pour être repêché car ils ont failli, OUI LAMENTABLEMENT FAILLI !!!!


Nombreux d’entre EUX sont aujourd’hui exilés en Occident, beaucoup sont remontés contre le président SORTANT et nourrissent le projet peu glorieux de lui faire mordre la poussière, de l’éliminer une bonne foi pour toute, par la résurgence d’une conférence Nationale BIS ; Tel est le désir noir caractérisant les pensées de Vengeance qui sont les leurs. Il est évident, et chacun des jeunes PATRIOTES CONGOLAIS qui a eut un jour l’opportunité d’échanger avec ces ainés, a du et n’a pu que se rendre compte que de la bouche de ces ainés ;  de manière systématique se schématise souvent des histoires sous fond de COMPLOT – D EMPOIGNADE – DE GUERRE INTERNE.


Des noms reviennent automatiquement  comme : MANGANGA MABIALA – NOUMAZALAYE – LISSOUBA – MASSAMBA DEBAT – MARIEN – MONSEGNEUR KOMBO – ANDRE MASTOUA – KAKADIDI – YOMBI – YOULOU – MBERI – PIERRE ANGA – OBA PIERRE – OBA APOUNOU ETC………………..

 

Vous entendrez rarement si ce n’est jamais, ces ainés faire de concrètes propositions en direction de la jeunesse CONGOLAISE et des générations futures. Lorsqu’elles y consentent, elles s’arrogent le MONOPOLE de l’organisation, MONOPOLISENT les débats, comme pour nous apporter leur savoir, hors ils omettent que ce dont ils parlent  est à la portée de tous ; puisqu’il suffit à un Jeune de se rendre en librairie pour s’approprier son Histoire, l’histoire de son CONGO.


Personnellement, j’aime écouter parler mes ainés, sous réserve que cela se fasse dans un cadre restreint familiale. Lorsqu’à lieu une CONFERENCE DEBAT, il n’est pas aisé, il n’est pas opportun de s’appesantir sur l’histoire, car le temps qui y est consacré réduit du coup la durée d’intervention sur des sujets et des thématiques concrètes auxquelles la JEUNESSE CONGOLAISE doit répondre.


Comment faire avancer un pays, quand ceux qui sont supposés faire preuve de sagesse, monopolisent les débats pour en plus parler d’histoire, comme si les jeunes présents au débat avaient besoin d’une histoire (sorte de berceuse avant le coucher). OU ALLONS NOUS, des fois il me prend l’envie de leur dire : AVANT que vous ne commenciez, changez nous nos couches, et nous voulons nos tétines.

L’image est drôle, mais le message à leur faire passer  est profond.

 

Mes chèr(e)s compatriotes !!!


La classe politique CONGOLAISE d’un certain âge, je parle des personnes qui ont été au pouvoir, je parle des personnes qui ont vu naître le Multipartisme, je parle des personnes qui se sont opposées au président SORTANT.


Tous ces ainés dont beaucoup, sont connus sur la place de PARIS, doivent comprendre que l’idéologie d’une politique réservé aux plus de 55ANS est REVOLUE, ils doivent intégrer sous peine de n’être plus que l’ombre de leur gloire passé (ce qui est déjà le cas pour certains) que la POLITIQUE D AUJOURD HUI est l’apanage des JEUNES PATRIOTES. Eux ne le comprennent toujours pas mais celui qui est aux affaires la parfaitement compris, OUI mes cher(e)s compatriotes LE PRESIDENT SORTANT a bien compris l’urgence quant au renouvellement de la CLASSE POLITIQUE CONGOLAISE.


Il a ouvert son parti le P.C.T à d’innombrables associations politiques pour réussir le brassage générationnel, d’ailleurs ses enfants nouvellement élus députés en sont la preuve. Le P.C.T d’aujourd’hui compte jusqu’à «3fois » plus jeunes, que le P.C.T d’il y’a 5ans. Vous comprenez, le président  sortant dit le corrupteur, le tyran le dictateur a toujours une longueur d’avance substantielle  sur l’opposition, qu’il s’agisse de l’opposition au Congo qui telle un hamster continue de courir dans sa case, ou de l’opposition en exil (ceux qui ont quitté le pays pour poursuivre en Europe le combat).


LES PARTIS D OPPOSITION notoirement connus, U.P.A.D.S – R.D.P.S – M.C.D.D.I – U.P.R.N – MWINDA ont au sein de leurs exécutifs que des personnes ayant dépassé les 45ANS,  Il en est ainsi des bureaux exécutifs – des bureaux centraux – du bureau national. QU’EST-CE QUE CELA PROUVE T-il ?


Les ténors de ces différentes formations politiques, et ceux qui monopolisent la parole lors des conférences débats à PARIS, et parce qu’ils ont loupé leurs rendez vous avec l’histoire, ces VIEUX LA !!! sont la racine à couper puisqu’au lieu de porter du fruit, leurs feuillages secs n’ont de cesse d’envahir la cour ou se meuvent les JEUNES qui plantent des arbustes, symbole d’espoir et de courage – de possibilités étendues – symbole de Renouveau, de développement.


JE NE DIS PAS qu’il faut interdire la POLITIQUE à ces VIEUX OPPOSANTS, JE DIS que ces AINES doivent comprendre, que la menace de la sécheresse sur le village  (Enfants sassou et nguesso prenant le pouvoir) exige que les jeunes prennent le RELAIS car les vieux sont épuisés, et à l’évidence pas capable de marcher des kilomètres entiers pour ravitailler en eau le village.


Mes chèr(e)s compatriotes !!!

LE CONGO ; comme d’autres PAYS AFRICAINS, fait face à un passage de témoin en POLITIQUE de deux GENERATIONS, entre DEUX COURANTS DE PENSEES parallèle.


-          D’une Part les promoteurs du statuquo pour une CONFERENCE NATIONALE BIS avec un retour de la constitution du 15.03.92 (dont j’ai expliqué l’inopportunité lors de la dernière conférence débat).

 

-          D’autre Part les visionnaires dont je suis, et qui considèrent, ayant compris l’illusion de la conférence nationale de 1991, que le CONGO doit se doter d’une TOUTE NOUVELLE CONSTITION consubstantielle à ces valeurs , sa culture et ses mœurs  tout en tenant compte du monde globalisé qui n’a de cesse de muer, en dévorant sur son passage les pays dont les dirigeants n’ont pas de véritables vision.

 

Je le dis, et je n’ai pas à craindre de cela, je suis pour ma GENERATION un leader, un conseiller, un visionnaire. A la différence de ceux de nos ainés qui sont sur la place de PARIS qui brillent par leur immobilisme, leur réserve, MOI avec d’AUTRES montrons qu’une autre voix est possible.


Les congolais disent je cite : SI LE PRESIDENT SORTANT MEURT QUE FERONS NOUS ? (sous entendu y’a-t-il une opposition crédible).

A tout cela je dis REJOIGNEZ MOI – REJOIGNEZ NOUS et POURQUOI ?


Parce qu’au moment ou s’écrivent ces mots


-          Une  nouvelle constitution EXISTE !!!!!! JE L AI CREE

-          Un PACTE GENERATIONNEL EXISTE

-          Un Projet de SOCIETE EXISTE !!!!

 

Entre d’autres termes, NOUS SOMMES PRËTS A PROPOSER SUR PLACE AU PEUPLE CONGOLAIS, UNE VISION et se mettre au travail immédiatement,  si le président sortant venait à décédé ou à être définitivement empêché.


La DIFFERENCE du MOUVEMENT RENAISSANCEDUCONGO avec d’autres, c’est qu’elle n’a pas attendu de se retrouver en concile pour faire émerger une vision, c’est je le crois; l’apanage des hommes dits de visions, car ils peuvent transcender les peuples et les foules.


« CE N EST PAS LE GROUPEMENT QUI CREE LA VISION, AU CONTRAIRE LA VISION AMEUTE NON PAS LES ALLIANCES MAIS LES FOULES ». Comprenne qui pourra !!!!!!!!!!


Le MOUVEMENT RENAISSANCE EST PRET !!!!


EN TANT QUE JEUNE CONGOLAIS,   REVANT D UN AUTRE CONGO, si tu es en accord avec tout ce qui a été dit ici, ne te pose plus la question assis sur ton canapé chez toi, de savoir s’il existe un mouvement au sein duquel t’identifier.


NOUS SOMMES LA !!!! – NOUS EXISTONS !!!!!!

NE NOUS CHERCHES PAS !!!! – CAR TU NOUS A DEJA TROUVE !!!!

La VRAIE QUESTION EST ?????????

 

NOUS REJOINDRAS TU !!!!!!?


 

LE CONGO D ABORD ET LE RESTE DU MONDE APRES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


17/08/2012
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LA CONSTITUTION DE du 15.03.1992 appartient au Passé.

PUBLIE LE 09.08.2012

Ecrit par Parfait BOND

Juriste en Droit des Affaires et Fiscalité

Concepteur de ce blog.

 

AU SUJET DE LA CONSTITUTION DU 15.03.1992

 

 

 

 

 

Mes cher(e)s Compatriotes

 

Je voudrais en ma qualité de Juriste et de constitutionaliste, étant donné que ce sont les bases qu’on apprend en 1ière et 2nde année de faculté de DROIT, expliquez aux uns comme aux autres le risque sismique  que constituerait un retour à la constitution de 1992.


La gravure de l’histoire est encore fraîche dans nos mémoires, elle est tant et si bien présente que tout le monde rêve du comeback de cette constitution, sans chercher à comprendre les raisons de son avènement à cette époque.


Mes cher(e)s compatriotes, je comprends votre attachement à cette constitution, et pour la raison simple, qu’elle est de toute l’histoire du Congo celle qui a fait naître le Multipartisme – les libertés et droits fondamentaux (qui ne l’ont été que de nom par ailleurs, car bien des libertés ont été bafoués sous le régime Lissouba), ainsi que la démocratie.


Cette constitution s’est vue naître, à cause non pas d’un regain de volonté d’en découdre avec sassou, mais elle est née à la faveur d’un plaidoyer pour la démocratie généralisé en Afrique. Souvenez que le Congo n’a pas été le 1ier pays à organiser sa conférence, bien d’autre avant lui l’avait amorcé

-          Benin : 19 – 28   Février 1990

-          Gabon : 27Mars – 19Avril 1990

-          Congo : 25 Février – 10 Juin 1991

-          Niger : 29 Juill – 03 Nov 1991

-          Mali : 29 Juill – 12 Aout 1991 Pour ne citer que ceux-là.


Les conférences Nationales souveraines, sont toutes nées d’un Ral-Bol des PEUPLES avec pour revendication 1ière l’installation des DEMOCRATIES. 


Sauf que Installer un régime démocratique exigeait d'installer préalablement ou d’institutionnaliser des constitutions qui le permettaient.


Pour des populations entières, qui n’avaient connu jusqu'ici que le MONOPARTISME et la DICTATURE, et qui par ailleurs n’étaient pour la Majorité Jamais allés en EUROPE, comment auraient elles pu mettre en place en quelques mois des constitutions ingénieuses étreintes de DEMOCRATIE ?????


Vous commencez à Entrevoir la VERITE !!!!!!


L’Occident a été surpris par le flot de revendications des peuples Africains, la surprise a d’autant eu valeur de GIFFLE, que curieusement tous les peuples, comme s’ils s’étaient préparé à la plus grande parade du siècle se levaient les uns après les autres pour DIRE NON aux Dictatures installés par DE GAULL et FOCCART. Comme un seul homme ces peuples se sont dressés face l’oppression et l’envahisseur.


A VOTRE AVIS, quel a été la Stratégie de DE MITTERAND et de la CELLULE France AFRIQUE de l’Elysée à ce moment. Comment se disaient ils allons nous donnés satisfaction à ces peuples Entiers tout en préservant nos monopoles Economiques : PETROLE (ELF) – URANIUM – CHARBON – GAZ ??? Comment le faire.


LA REPONSE EST VENUE DU DISCOURS DE LA BAULE. Vous vous en souvenez !!!!!!!!


La stratégie en coulisse pour s’assurer le maintien, le contrôle des anciennes colonies et éviter qu’un autre colon ne prenne ces marques sur cette partie de l’Afrique Francophone, en proposant à ces pays assoiffés de DEMOCRATIE, son modèle de constitution, a été pour la France, comme en période de solde pour calmer les tensions de distribuer son modèle de constitution à ces comptoirs coloniaux pour préserver son pré-carré.


Si vous en doutez REGARDEZ LES CONSTITUTIONS issues des conférences nationales de ces pays, faites en un parallèle avec la constitution Française dans sa forme à la même Epoque, vous découvrirez alors l’impensable !!!! OU Plutôt la VERITE, celle selon laquelle On a dissimulé aux populations Africaines et donc aux populations CONGOLAISES le fait Avéré que se sont pas les CONFERENCES NATIONALES qui ont de par leur seuls travaux accouchés des constitutions consacrant la DEMOCRATIE.

 


La vérité est AILLEURS, et elle fait mal, la VERITE raisonne tel un aveu qui vous dit vous avez été adopté et n’êtes certainement pas le fils biologique, et qu’on a du vous le cacher pour votre bien.


Mes cher(e)s compatriotes le Discours de la BAULE, prononcé par le président de la République Française François MITTERAND le 20.06.1990 DANS le cadre de la 16ième Conférence des Chefs d’Etat d’Afrique consistait à reconnaitre aux peuples concernés le droit à la Démocratie sous réserve que les Futures Constitutions soient calqués sous le Modèle de la Constitution Française de 58.


Ne pas l’avoir exigé, ca aurait correspondu à laisser, son pré-carré colonial lui glisser entre les mains, puisque les futures constitutions auraient été calqué sous le modèle d’une autre puissance Occidental, le risque mes cher(e)s amis étaient donc trop grand pour que la France cour un tel risque.


Avoir imposé à quelques différence prêt mais négligeable, la constitution française permettaient à la France de maitriser le fonctionnement de ces nouvelles constitutions, puisqu’elle appliquait exactement la même chez elle. SIMPLE QUESTION DE COHERENCE !!!!!!!!!


A supposé, que MITTERAND et ces conseillers de la cellule France-Afrique, aient naïvement concédé sans contre parti LA DEMOCRATIE à ces pays, Ceux-ci  dans leurs soifs de liberté et de DEMOCRATIE se seraient sans douter tourner vers d’autres puissances, en vue d’obtenir un modèle de Constitution adaptable ; mais vous pensez bien que l’opportunité de mettre la main sur le Pré-carré France-Africain aurait été trop forte pour ne pas exiger  des contres-partis à ces pays en demande.

 

EX : On vous donne notre Modèle en contre partie = Vous faites de nous vos partenaires financiers économiques privilégiés par rapports à vos ressources.

 


MITTERAND aurait-il pu courir ce grand RISQUE ? Non évidemment que non !!!!


La finesse de MITTERAND a été d’une TRES GRANDE ingéniosité, car grâce à elle, non seulement le CONGO et les autres Comptoirs Français ont aveuglement sans tenir compte de leur propres Histoire adopté et adapté très légèrement la constitution française, pour en faire la leur ; mais en plus cette stratégie savamment pensée de MITTERAND a du coup permis à la France de conserver sa Main mise sur la richesse de ces pays, en tenant ses concurrents (les autres puissances occidentales) à l’écart.


LE DRAME DE L HISTOIRE pour ceux qui ne l’ont jusqu’ici pas compris c’est que :

Les conférences Nationales de ces pays qui étaient supposés fabriquer des constitutions en pleine avec adéquation avec leurs mœurs et leurs cultures ont fait le travaille à moitié ou plutôt se sont laissé enfariné par le discours bienveillant et paternaliste de la France (prenez la notre, notre histoire commune passé et à venir le suggère fortement, nous vous aiderons à la mettre en œuvre); arguaient ils.


On ne peut pas dire, qu’ils aient manqué à leur paroles, Ils savaient pertinemment que ces nouvelles constitutions toutes issues de celle de 58, étaient de portée trop général, et que lorsqu’on donne un texte abstrait à une personne qui a besoin de solutionner un problème compliqué et complexe : on ne peut pas souhaité de lui qu’il réussisse, mais bien qu’il échoue.


La France de cette époque savait ce schémas automatique, elle n’ignorait pas que ces constitutions étaient des bombes à retardement ; mais elle a bon cœur (ironie) accordé la DEMOCRATIE à ces peuples.


Au Congo, la constitution du 15.03.1992, est bien née de la volonté des Congolais à l’appliquer, cependant cette conférence n’a pas œuvrer pleinement, à partir de nos  mœurs; de nos différents; de notre culture à se confectionner sa propre constitution. Si elle l’avait fait, il n’y aurait pas eu de Guerre de 1997 et Sassou ne serait pas revenu aux affaires par la force.


En réalité le peuple congolais s’était à cette époque empressé d’expérimenter le Multipartisme au point qu’elle en avait oublié  l’essentiel à savoir son stade Evolutif. OU veux- je en venir.


Si la constitution de 92 avait dit


-  Parité des ethnies dans tous les postes de la société civile et dans l’armée : il n’y aurait eu de Milices


- Tout tentative de Déstabilisation du président élu, équivaudrait à déstabiliser tout le peuple : la guerre de 97 n’aurait pas eu lieu, parce toute la population quelqu’en soit les raisons officielles ou officieuse aurait fait bloc derrière le président Lissouba. Ca aurait tassé les tensions, et les belligérants sur de vraies bases démocratiques auraient discuté pour l’intérêt du peuple.


Des exemples sont légions, on pourrait les multiplier à l’infini pour comprendre que les conférences nationales issues du discours de la BAULE étaient truffés dynamites, nos dirigeants opposans arasés par les dictatures  se sont empressé d’en découdre, sans arrêter et tenir compte du stade évolutif des peuples.


Mon cher (e)s compatriote revenir à la constitution de 92, c’est prendre le DC 10 d’U.T.A pour se cracher une nouvelle fois.


En ce qui me concerne, et avec d’autres nous ne prendrons pas ce risque car nous avons appris de nos erreurs. Notre vision est tournée vers l’avenir et la constitution que beaucoup cherche aveuglement sans connaitre son essence appartient au passé.


Par conséquent, je sais que ceux qui sont curieux et intelligents savent à présent ce qu’il en est de cette constitution, à ceux-là; militants et citoyen rêvant d’un CONGO taillé sur mesure pour eux et leurs enfants, je dis REJOIGNEZ MOI, - REJOINGNEZ NOUS, car ensemble NOUS DEPLACERONS DES MONTAGNES et BATTIRONS UN CONGO AMBITIEUX assis SUR DE NOUVEAUX ACQUIS de STABILITE – de PROSPERITE – et de MODELE que les autres Etats d’Afrique et d’Ailleurs envieront. 


A ceux pour qui, il faut encore que de milliers de vies soient sacrifiées pour enfin entendre raison (sortez de votre zone de confort et œuvrer au renouveau de votre pays), RESSAISISSEZ VOUS !!!! NE VOUS TENEZ PAS A L ECART DU CHANGEMENT QUI ARRIVE


 

LE CONGO D ABORD ET LE RESTE DU MONDE APRES


 

 

 

 



09/08/2012
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ENCORE DE L ARGENT JETé PAR LA FENETRE OU PLUTOT PLACé SUR DES COMPTES OFFSHORES

Publié le 05.07.2012

Le Congo participera au sommet mondial des médias à Moscou  29/06/2012

 

La République du Congo va prendre part au sommet mondial des médias qui se tiendra du 5 au 7 juillet prochain à Moscou (Russie), sous la coordination de l’UNESCO, en présence du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Composée de plusieurs journalistes, la délégation congolaise sera conduite à cette rencontre par le ministre de la communication et des relations avec le Parlement, Bienvenu Okiemy. Ce sommet qui va impliquer les services de l’agence de presse russe ITAR-TASS, connaitra la participation de nombreux journalistes et hommes des médias du monde entier en vue d’arrimer la presse nationale et internationale aux défis de l’information du XXIème siècle. Parmi les communications prévues pour le renforcement des capacités des participants à ce sommet, figurent «L’éthique journalistique dans le monde en mutation: les limites de l’acceptable et les droits des journalistes» et «L’Orient et l’Occident: pourquoi voyons-nous le monde différemment?», deux thématiques qui seront développées par le directeur général de l’Agence Congolaise d’Information Auguste Kinzonzi-Kitoumou de la République du Congo.
Reaction de PARFAIT BOND
Juriste d'affaire et fiscaliste
Leader d'opinion et Analyste de la politique Congolaise
Mes chers compatriotes, le non sens constitutionnel au Congo-Brazzaville est à son apogée, les deniers publics du contribuable sont l'objet de dépenses superféfaitatoires quasi quotidiennes. Le sophisme dont fait montre denis sassou nguesso vis à vis de sa propre constitution est à la mesure son autoritarisme puéril. Le Congo-Brazzaville est dirigé par un adolescent à qui on ne doit rien refuser, quit à prendre l'argent de tout le foyer pour s'offrir des cadeaux en affamant ses petits frères et ses propres parents.
De quoi suis je entraint, de parler : l'enfant gaté denis sassou nguesso à qui on ne refuse rien et pour qui a été établi sur mesure une constitution, qui garantie la liberté de presse et de parole; décide d'envoyer a Moscou aux frais du contribuable des journalistes participer au Sommet Mondial des Medias; alors qu'il interdit quotidiennement à ces mêmes journalistes d'avoir la plénitude de leurs fonctions.
Monsieur sassou musèle et guillotine la profession Journalistique tous les jours, et l'ambivalence sinon  la maladie neurodégénérative de son cerveau; tout du moins de ce qu'il reste le conduit l'instant d'apres à envoyer se perfectionner les Journalites a MOSCOU.
A suivre donc son raisonnement, nos journalistes, je le répète déplacés inutilement et à grand frais vont se perfectioner,  à l'art du mutisme journalistique. En d'autre terme, le Minitre Okiemy et son équipe vont apprendre à d'avantage obeir au doigt et à l'oeil; à se soumettre ame - corps et esprit  à l'enfant terrible très tôt touché Hélas par cette maladie dégénérative du cerveau à qui on ne veut rien refuser, pour ne pas le blesser et à l'égard de qui les médécins ne prédisent que quelques mois de vie peut être 1an tout au plus.
Mes chers compatriotes; le preuve des mes assertions soutenues par le témoignage télévisuel de la chaine télé Congo;  est sans équivoque. Les Journalistes sont condamnés à faire les éloges sans concession au mépris des règles de déontologie journalistique, de sassou ainsi que de sa famille. Il y'a deux types de téléspectateurs sur cette chaîne
1°   Les Lucides : qui préfèrent regarder Inspecteur Derrick ou la météo française  que télécongo ou télépoubelle comme ils l'appellent affectueusement
2° Les Aveugles : pour qui télécongo est une chaine en constante évolution tant elle n'a de cesse d'encenser l'homme des actions rétrogrades, rompus à la mandicité internationale.
Si Monsieur sassou dont le trouble de la personnalité le convain volontier qu'il est un démocrate, l'était vraiment  il n'y aurait pas de censure de la libre information - censure de la liberté d'expression et de parole - censure totale de la profession journalistique de façon plus générique. sassou aime a montrer que le congo, est au rendez vous des grandes rencontres internationales; quit à être dans l'improvisation, car je doute fort que cet évènement ait été inscrit dans l'agenda du budget de fonctionnement du ministère de la communication. Que diantre, vous repondrait Okiemy, vaut mieux plaire au ROI SASSOU pour préserver sa place, car à SASSOU LAND la loi se résume à ceci : TOSSA O LIA/ HUMILIE TOI SI TU NE VEUX PAS MOURIR DE FAIM.
La farine, ingredient vitale dans la fabrication d'une multitude de produits alimentaires, à aussi une vertue politique : grace à elle sassou enfarine le peuple,  et bientot se peuple sera lévurer et avec un zeste d'amour, il fera du congo-brazzaville un gateau encore et toujours plus savoureux pour les entreprises francaises ainsi que toutes aux seins desquelles sa famille et lui détiennent des parts. Ce gateau aura cependant pout le Congolais averti un gout amer de dévaluation de notre capital économque et financier pour sa part deja très hypothétique.
Nos compatriotes DOIVENT COMPRENDRE, que si le flan de la Municipalisation accélérée et du chemin d'avenir font montre de réalisations, le versant de ses programmes cachent l'évaporation en milliars de CFA de sommes d'argent d'argent colossales transitant vers des comptes offshores privés domiciliés dans les paradis fiscaux les plus reclus de la planète, ou le secret bancaire est inviolable quoi qu'en dises les sommets internationaux sur la bonne gourvernance.
Chers Parents le CONGO a besoin de changement et JE SUIS avec d'Autres, apte à porter le combat de la Rupture. La QUESTION se pose donc a vous CONGOLAIS : OPTEZ VOUS POUR LE PILLAGE POURSUIVI ET ENTRETENU DE NOS RICHESSES JUSQU A X TEMPS? OU LA RUPTURE IMMEDIATE PAR L ORGANISATION ET L ERECTION DES LEADERS QUI N ATTENDENT QUE VOUS.
LE CONGO D ABORD ET SASSOU APRES 

 


05/07/2012
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UNE JUSTICE DELINQUANTE A LA HAUTEUR DE denis sassou nguesso

Congo-Brazzaville] Le procès des maîtres Hervé-Ambroise Malonga et gabriel Hombessa, ou l'andzimbisme judiciaire

 

 

 

 Depuis l’enlèvement de Maîtres Hervé Ambroise MALONGA et Gabriel HOMBESSA HOMBESSA, dans le cadre, croyions-nous, du drame de MPILA du mois de mars dernier, je me suis personnellement tenu au silence, pour laisser se dérouler l’enquête annoncée de façon très tonitruante, que l’on pardonne le néologisme, dont nous attendions et attendons toujours l’aboutissement.

 

Le procès convoqué, une fois en début du mois de juin, avait été renvoyé sans aucune explication sérieuse. Convoqué de nouveau devant la première Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Brazzaville, en son audience du jeudi 28 juin dernier, les Congolais qui se sont déplacés en masse, tant l’enjeu est important, ont appris avec stupéfaction, qu’une fois encore, le procès devait être renvoyé pour défaut de présence au dossier, de la pièce même sur laquelle le Gouvernement a fondé l’inculpation de Maître Hervé Ambroise MALONGA, autrement dit, la Décision du Conseil de l’Ordre des Avocats, qui avait prononcé l’omission de cet Avocat du Tableau des Avocats. Si ce n’est pas de l’animisme, ce doit être du snobisme, à moins que ce ne soit de l’Tower. 

 

L’enquête étant bouclée, la publicité étant désormais autorisée, le débat juridique peut s’ouvrir, et j’engage ici un débat qui se veut simplement irénique. Mais dès l’abord, pour démêler l’écheveau de l’intrigue dans ce roman rocambolesque hollywoodien, je dois dire, au regard de notre Droit positif, que le procès intenté contre ces deux Avocats, loin d’être simplement correctionnel, est politique. Ils ont été arrêtés pour des motifs politiques.

 

Pour étayer mon argument, je dois rappeler que, toute honte bue jusqu’à la lie, un demi-siècle après l’indépendance, et nonobstant tout le vacarme strident sur le marxiste entretenu des années durant par le Parti Congolais du Travail, revêtu du discours anti impérialiste, le Droit pénal congolais reste régi par le Code pénal napoléonien de 1810. Or, si les crimes et délits contre la sûreté intérieure de l’Etat ont toujours été considérés comme étant de nature politique, la question était plus délicate pour les atteintes à la sûreté extérieure de l’Etat. Sous l’empire du Code pénal de 1810, leur caractère politique était admis. A la fin de l’évolution qui avait trouvé son terme dans le Décret-loi  du 29 juillet 1939, les atteintes à la sûreté extérieure de l’Etat présentaient un caractère complexe ; l’article 84, alinéa 4 de ce texte, complété par une Ordonnance du 23 novembre 1958, prévoyait que pour l’application des peines et quant au régime de la détention préventive, les crimes et délits contre la sûreté extérieure de l’Etat étaient considérés comme des infractions de droit commun. Depuis l’Ordonnance du 4 juin 1960, l’ensemble des infractions contre la sûreté de l’Etat, à un caractère purement politique, ces crimes et délits sont par conséquent punis de peines politiques.

 

Maîtres Hervé Ambroise MALONGA et Gabriel HOMBESSA, poursuivis pour atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat, sont par conséquent victimes d’un procès politique. Le débat devra commencer ici.  Le terrain ainsi déblayé des traits qui fondent la nature du délit reproché aux deux Avocats, l’on peut maintenant rechercher les éléments constitutifs de l’infraction. Mais avant que d’examiner la nature des infractions retenues, il est une question essentielle qu’il faille clarifier, c’est l’exception d’illégalité dont pourraient se prévaloir les deux Avocats au regard de l’ordonnance de soit-communiqué n°040/C12 en date du 03 mai 2012 prise par Monsieur André GAKALA-OKO, en qualité de Doyen des Juges d’Instruction.

 

En effet, aux termes précis et formels de l’article 8 de la loi n°15-99 du 15 avril 1999  portant statut de la Magistrature : « L'exercice des fonctions de magistrat est incompatible avec l'exercice de toute fonction publique ou élective et de toute autre activité, professionnelle ou salariée, à l'exception des activités agricoles. Des dérogations individuelles peuvent, toutefois, être accordées aux magistrats, pour exercer des fonctions ou des activités qui ne sont pas de nature à porter atteinte à la dignité ou à l'indépendance du magistrat » ; 

 

Or, il est établi que Monsieur André GAKALA-OKO, qui a conduit l’information dans la procédure qui nous occupe, en qualité de Juge d’instruction, est militaire, Colonel de son Etat. Aux termes de l’article 2 de la même loi : « La hiérarchie du corps de la magistrature comprend trois grades comportant, chacun, des échelons » ; il n’Ya dans cette hiérarchie aucune place pour les grades militaires ;

 

Aux termes de l’article 5 du même texte : « Les magistrats sont indépendants vis-à-vis du pouvoir politique, des groupes de pression et des justiciables » ; or, l’on ne saurait admettre un soldat qui soit indépendant de la hiérarchie militaire, l’Armée étant elle-même dépendant du Pouvoir exécutif. C’est en vain que l’on tenterait de s’abriter derrière l’article 42 de la loi, sur les positions des magistrats, en soutenant que le Colonel André GAKALA-OKO serait en position de magistrat sous le drapeau, cet article disposant de manière catégoriques : « La mise en position de détachement, de disponibilité ou sous les drapeaux est prononcée dans les formes prévues pour les nominations des magistrats. Nul magistrat ne peut être placé en position de détachement s'il n'a exercé comme magistrat sans discontinuer pendant dix années. Aucun détachement de magistrat ne peut excéder cinq ans ». La situation du Colonel André GAKALA-OKO n’obéit nullement à l’esprit et la forme de ce texte.

 

Enfin, les dispositions de l’article 45 du texte qui fixe l’âge d’admission à la retraite des magistrats à 65 ans, ne s’applique pas aux militaires, l’âge de départ à la retraite des Officiers supérieurs, étant hier à 55 ans, et aujourd’hui à 60 ans ; le Colonel André GAKALA-OKO n’y échappe pas. Le statut de magistrat tel que fixé par la loi, n’autorise donc pas l’exercice de la fonction de magistrat par un militaire, et aucun texte n’est venu jusqu’ici créer les magistrats militaires. Il s’infère de tout ceci que le Colonel André GAKALA-OKO, militaire en activité, soumis au régime d’avancement dans l’Armée,  exerce en toute illégalité la fonction de magistrat.

 

Dès lors, l’ordonnance de soit-communiqué émanant d’une juridiction constituée en violation des dispositions sus-énoncées, et qui a préparé l’affaire et décidé le renvoi des prévenus devant le Tribunal, une telle ordonnance est atteinte d’un vice rédhibitoire qui doit en faire prononcer l’annulation. En tout cas, c’est ainsi que les choses se passent dans un Etat de Droit.

 

Les deux Avocats sont inculpés d’usurpation de titre pour Maître Hervé Ambroise MALONGA, puis, atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat et escroquerie pour les deux Avocats, il nous faut maintenant examiner la réalité de ces différentes infractions.

 

  1. De l’usurpation de titre.

 

Il faut indiquer, à l’attention du profane, que le délit d’usurpation de titre, est le fait de faire usage, sans droit, d'un titre attaché à une profession réglementée par l'autorité publique ou d'un diplôme officiel ou d'une qualité dont les conditions d'attribution sont fixées par l'autorité publique. En l’espèce, il est reproché à Maître Hervé Ambroise MALONGA, d’avoir usé du titre d’Avocat, alors qu’il se savait omis du Tableau. Les Avocats sont portés chaque année sur un Tableau qui constitue la liste officielle des Avocats devant chaque Barreau, cette inscription est du ressort du Conseil de l’Ordre National des Avocats. Tout Avocat peut en être omis pour différentes raisons, ce peut-être une omission d’office lors de l’exercice d’une profession incompatible par exemple membre du gouvernement, ce peut-être à la demande de l’Avocat, ce peut-être enfin par une mesure disciplinaire. Dans le cas de Maître Hervé Ambroise MALONGA, son omission du Tableau résulte du défaut de paiement de la cotisation ordinale. La question qui nous intéresse ici et celle relative aux conséquences de cette omission.

Dès l’abord, il sied de préciser que Maître Hervé Ambroise MALONGA a saisi la Cour Suprême aux fins d’annulation de cette Décision, et dans ce cas, le recours étant suspensif, l’on ne peut invoquer cette omission pour reprocher à cet Avocat d’avoir poursuivi l’exercice de sa fonction. Mieux, faisant suite à une demande du Président du Tribunal de Grande Instance d’Oyo tout de même, le Bâtonnier du Barreau de Brazzaville a clairement indiqué par écrit que cette omission étant frappée de pourvoi, ne pouvait interdire Maître Hervé Ambroise MALONGA d’exercer. Et Monsieur Aimé Emmanuel YOKA, à moins de faire preuve de mauvaise foi, Avocat lui-même omis d’office du fait de sa présence au Gouvernement, ne peut pas ignorer cette réalité juridique.

 

Le principe de légalité : nulle péon nulle crime sine lege, il n'y a pas de crime, il n'y a pas de peine sans une loi qui les prévoie, reste un principe fondamental de tous les systèmes de Droit, en ce qu’il est la garantie fondamentale des droits de la personne devant les juridictions répressives, sauf dans les Etats dictatoriaux où il est battu en brèche. Ce sacro-saint principe est réaffirmé par notre Constitution et les conventions internationales ratifiées par le Congo. Il en résulte que le Juge n’est pas législateur, il doit appliquer la loi quelle que soit l’opinion qu’il en a, il doit l’appliquer non la créer ni même l’interpréter, d’où l’exigence que les lois soient écrites, claires et ordonnées, pour que le Juge n’ait pas à se fonder sur l’esprit de la loi qui ouvre la porte à l’arbitraire, affirmait Robert BADINTER.

 

L’on constate que la loi sur la Profession d’Avocat, si elle fixe les conditions de l’omission du Tableau, ne dit pas que l’Avocat omis ne pourrait plus se prévaloir de cette qualité, alors qu’il reste justiciable de l’Ordre.  Il s’agit ici d’un principe strictissimae interpretationis, autrement dit, il est interdit au juge pénal d’élargir un texte d’incrimination afin de sanctionner un fait qui n’a pas été expressément prévu par la loi. Et comble de ridicule, le Réquisitoire définitif de renvoi devant la juridiction de jugement dans l’affaire, signé de Monsieur ESSAMY-NGATSE, Procureur de la République, mentionne pourtant que MALONGA Hervé Ambroise est Avocat. En tout cas, sauf à vouloir donner corps à l’adage selon lequel : « qui veut noyer son chien l’accuse de rage », l’article 258 du Code pénal ne saurait trouver application en l’espèce. Maître Aimé Emmanuel YOKA lui-même, alors membre du Gouvernement, a abondamment par le passé usé de son titre avant de se ressaisir, et Denis SASSOU-NGUESSO lui-même aussi, alors Président de la République, donc réputé en position de disponibilité, a toujours signé tous les textes très officiellement en mentionnant : Général d’Armée Denis SASSOU-NGUESSO, et n’a cessé d’user de ce titre que depuis son admission à la retraite.

 

  1. De l’escroquerie

 

L’escroquerie est le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d'un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge. On le voit, la constitution du délit d’escroquerie en l’espèce dépend de l’existence du délit d’usurpation de titre. S’il n’ya pas de délit d’usurpation de titre, il ne peut y avoir eu escroquerie. Et quand bien même il y aurait eu escroquerie, au préjudice de qui a-t-elle eu lieu ?

 

Il est un principe en Droit pénal en vigueur dans le pays, que le droit d’invoquer un préjudice est personnel à celui qui l’éprouve. L’on pourrait certes rétorquer en l’espèce, que la victime, autrement dit la famille du Colonel Marcel NTSOUROU, peut avoir été mal éclairée par son Conseil Maître Hervé Ambroise MALONGA, parce qu’elle ignorait son omission du Tableau d’Avocats, et qu’il appartient au Parquet de compenser l’inadvertance du Conseil. Cependant, il est constant que la lecture de l’article 2 du Code de procédure pénale qui proclame : « L'action civile en réparation du dommage causé par un crime, un délit ou une contravention appartient à tous ceux qui ont personnellement souffert du dommage directement causé par les faits objets de la prévention », n’autorise pas un tel raisonnement. Il faut dire clairement, que notre Droit pénal dans son écriture actuelle, ne fait du Parquet un ‘’don Quichotte’’, qui s’emploie à faire le bien du protégé malgré lui ; le droit ici est d’ordre privé. Il est tout de même curieux de voir un Parquet, qui refuse à un prévenu l’usage de son droit fondamental de défense, s’ingénier à voler à son secours, pour invoquer à sa place le délit d’escroquerie dont il aurait été victime. Il ne s’agit pas loin s’en faut, d’un cas où l’ordre public aurait été troublé, et qui autorise le Parquet de s’autosaisir.

 

  1. DE L’ATTEINTE A LA SURETE EXTERIEURE DE L’ETAT

 

Il est ici fait grief aux deux Avocats de s’être introduits dans un camp militaire, et y avoir tenu une conférence de presse. L’accusation affirme que le domicile officiel du Colonel Marcel NTSOUROU se situe dans l’enceinte du Camp du 15 août, donc dans une caserne militaire. La lecture de cette accusation ferait en tout cas rire même un enfant de trois ans. Mais de quelle caserne militaire, de quel Camp militaire nous parle-t-ton, lorsqu’il est de notoriété publique, que l’accès dans ce lieu n’est interdit par aucun texte ? Qui ignore que les militaires Congolais devenus commerçants jusque y compris les Officiers, y tiennent des débits de boissons, que la moitié de nos casernes a été vendue, au point qu’à Pointe-Noire, il est désormais impossible de distinguer les limites des propriétés privées avec celles du Camp du 31 juillet ; il en va de même du Camp dit de la Base, comme celui de LUMUMBA, totalement cernés par des domiciles civils.

 

Le Colonel André GAKALA-OKO, Doyen des Juges d’Instruction, soldat de son Etat, ne saurait ignorer qu’un camp militaire est un regroupement de troupes, installé temporairement ou définitivement. Il peut servir à former des recrues, ou être utilisé comme lieu de repos. Il s’agit d’un Bâtiment destiné à loger des troupes : Caserne d'artillerie, de cavalerie, de gendarmerie, des pompiers. Au Congo, l’armée comme toutes les Institutions de la République sont depuis, passées de vie à trépas, nous n’avons plus aucune caserne au Congo, là où elles avaient existé, c’est devenu une véritable passoire. Le fameux Camp du 15 août dont le Parquet de Brazzaville semble être le seul à s’en rappeler les limites, abrite même le fameux cimetière central, sans que son accès soit soumis à la moindre autorisation de l’autorité militaire ou ce qui en tient lieu. Il est vrai que le ridicule ne tue pas, mais quand même !

 

Daniel NKOUTA

 


05/07/2012
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